La vérité

« La corrida, c'est le refuge mélancolique de l'impuissance et le nomadisme de l'impunité qui cherchent à détruire la part humaine dans l'homme. Dans une ironie solennelle, de l'odeur du sang à l'impudeur, le toréador ne respire que la mort de l'innocence gisant à ses pieds. Où sont donc dans cette barbarie la compassion et l'intelligence du coeur qui assument le respect de la vie et la traversée vers l'Autre ? »

Morad EL HATTAB, Lauréat du Prix Littéraire Lucien Caroubi, Prix pour la Paix et la Tolérance




A tous ceux qui ne croient aucun articles de ce blog, et qui disent que mes photos sont truquées, Allez donc voir sur le site ou j'ai pris tout mes articles, c'est une association réel !!!
La vérité

# Posté le samedi 03 septembre 2005 13:02

Modifié le mercredi 07 septembre 2005 15:35

Article 2

Article 2
LA CORRIDA, UN MEURTRE SANS CIRCONSTANCES ATTENUANTES !


Pour les aficionados, inconditionnels de la corrida, ce « spectacle » est un art, une tradition plus ou moins locale, ou pourquoi pas une culture enracinée dans certaines régions de l'Europe. Pour certains écologistes français, à commencer par leur chef de file aux dernières élections présidentielles, Noël Mamère, la corrida permet, à travers les élevages de taureaux, de préserver les marismas, écosystèmes fragiles du sud de l'Espagne. Pour d'autres aficionados, cette activité serait l'expression même de la démocratie locale s'opposant au rouleau compresseur européen, destructeur d'identité. Pour d'autres encore, la tauromachie doit se développer, raison pour laquelle il est nécessaire d'initier très tôt les enfants à cette pratique. Enfin, à travers les ferias, on veut nous faire croire que les corridas représentent une manne financière pour le commerce local.
Pourquoi finalement s'élever contre une pratique si positive, alors que le premier des aficionados français, Simon Casas, directeur des arènes de Nîmes, nous dit : « J'aime le taureau d'un amour sincère, si je pensais que le taureau souffre, j'arrêterais tout de suite ! »
Et pourtant, quelques aficionados nous disent aller aux arènes en « rasant les murs », d'autres parlent à voix basse de leur « passion coupable ».
En effet, tout dans la corrida est odieux et le cynisme du monde taurin n'a d'égal que son efficacité. Au delà du décorum, des paillettes et des habits de lumière (Alain Camisuli, militant anti-corrida, parle très justement « d'alibi de lumière »), des images édulcorées dont le monde médiatique nous abreuve, le vrai visage de la corrida le voici...

# Posté le samedi 03 septembre 2005 13:07

article3

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Enfant picador




L'initiation des enfants à la torture !

La corrida, spectacle barbare, nécessite un apprentissage, pour les tortionnaires en dentelle comme pour les spectateurs. La torture tauromachique ne peut s'exercer qu'à condition de nier la souffrance du taureau qui beugle à la mort, du cheval éventré qui agonise.
Ainsi, il existe en Espagne, au Portugal, mais aussi dans le sud de la France des écoles de tauromachie dans lesquelles des enfants d'une dizaine d'années torturent des veaux hurlants de douleur ! Cette noble activité a pour objectif d'extraire des jeunes de banlieue de leur monde de violence et le financement est public : à Tarascon, petite ville proche d'Avignon, la caisse d'allocations familiales subventionne ces écoles de torture !

# Posté le samedi 03 septembre 2005 14:42

Modifié le samedi 03 septembre 2005 15:13

article4

La corrida, spectacle barbare, nécessite un apprentissage, pour les tortionnaires en dentelle comme pour les spectateurs. La torture tauromachique ne peut s'exercer qu'à condition de nier la souffrance du taureau qui beugle à la mort, du cheval éventré qui agonise.
Ainsi, il existe en Espagne, au Portugal, mais aussi dans le sud de la France des écoles de tauromachie dans lesquelles des enfants d'une dizaine d'années torturent des veaux hurlants de douleur ! Cette noble activité a pour objectif d'extraire des jeunes de banlieue de leur monde de violence et le financement est public : à Tarascon, petite ville proche d'Avignon, la caisse d'allocations familiales subventionne ces écoles de torture !
article4

# Posté le samedi 03 septembre 2005 14:54

article5

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Depuis quelques temps, les organisateurs de corridas, spectacles presque toujours en déficit, ont du mal à remplir les arènes et cherchent à enrôler des jeunes, y compris dans les écoles primaires! Ainsi, sur proposition de la mairie d'Alès, un certain nombre d'instituteurs de cette ville ont fait dessiner à des enfants, dans leurs écoles, des taureaux ensanglantés dans le cadre d'un concours de dessins. Ces dessins furent exposés aux arènes d'Alès le mercredi 8 mai 2002 quelques jours avant une corrida. Ce phénomène nous semble gravissime. Comment peut-on tolérer qu'une pareille incitation à la violence soit diffusée dans des lieux d'éducation? C'est également le cas au collège des Oliviers, à Nîmes, où un professeur d'espagnol, en "total accord avec le principal" précise l'article du "Midi Libre" du 2 juin 2001, a largement diffusé le message tauromachique sous couvert de projet pédagogique. Après ce lavage de cerveaux, des invitations à une corrida ont été distribuées "aux seuls enfants qui souhaitaient faire l'expérience d'être spectateurs"... Chacun jugera... En 2002, le collège des Oliviers récidive : le « Midi Libre » du 5 juin nous annonce que « le matador Juan Villanueva explique sa passion devant une classe de quatrième ». Plus loin on peut lire que la corrida génère chez les jeunes une « fascination apeurée ».Ne pensez surtout pas que ces pratiques ne concernent qu'une petite partie du sud de la France et que l'essentiel du territoire serait épargné. Un exemple parmi d'autres : des élèves de terminale du lycée A. De Toqueville de Cherbourg ont assisté à une corrida au printemps 2002 à Aignan dans le Gers ; il s'agissait d'un projet de découverte de la culture ibérique dans le sud de la France ! On croit rêver ! Au préalable, le matador Luisito s'était rendu à Cherbourg pour y rencontrer les élèves.
Des revues taurines comme "Toros" qui font également l'apologie de la corrida se trouvent parfois dans les centres de documentation des lycées et collèges, par la volonté d'un ou plusieurs collègues aficionados. C'est aussi une forme déguisée de prosélytisme.
Il nous semble que toute tentative de présenter à des jeunes, par définition très influençables, la tauromachie comme un spectacle admirable correspond à une forme très pernicieuse de banalisation de la violence. Dans la plupart des arènes, l'entrée est gratuite pour les enfants de moins de 10 ans...

# Posté le samedi 03 septembre 2005 15:07